Un serveur à vous chez OVH, sécurisé, avec Claude Code installé dessus et piloté depuis votre téléphone, puis votre nom de domaine branché. Voici tout ce que je fais quand on me confie l’installation pour 1€, écrit pour que vous puissiez le refaire vous-même : 56 étapes, dans l’ordre, avec les commandes exactes.
Mis à jour le 7 octobre 2026 · Ubuntu 24.04 · Claude Code 2.x

Un serveur se loue chez un hébergeur. OVH (OVHcloud) est français, pas cher, et c’est celui que j’utilise. Comptez 10 minutes.
Allez sur ovhcloud.com et cliquez sur « Mon compte » puis « Créer un compte ». Choisissez « Particulier » (ou « Entreprise » si vous avez un numéro de SIRET).
Nom, prénom, adresse postale, e-mail, téléphone. Mettez votre vraie adresse : OVH est tenu de la vérifier pour un premier achat.
OVH vous envoie un e-mail avec un lien : cliquez dessus. Sans cette confirmation, vous ne pourrez rien commander.
Au moins 12 caractères, avec des chiffres et des signes. Notez-le dans le gestionnaire de mots de passe de votre téléphone : vous en aurez besoin plusieurs fois.
Dans Mon compte → Sécurité, activez la validation par SMS ou par application. Un serveur, c’est une machine qui vous appartient : protégez la porte d’entrée.
Dans Mon compte → Moyens de paiement, enregistrez une carte bancaire ou PayPal. Vous pourrez aussi payer à la commande, mais une carte enregistrée simplifie le renouvellement mensuel.
Un VPS est un petit ordinateur virtuel, allumé jour et nuit dans un centre de données. Pour un site ou deux, le plus petit modèle suffit largement.
Dans le menu d’OVH, rubrique Bare Metal Cloud → VPS (ou tapez « VPS » dans la recherche du site). Vous arrivez sur la liste des modèles.
Prenez le VPS-1 (2 cœurs, 4 Go de mémoire, 40 Go de stockage) : environ 5,81€ TTC par mois, sauvegarde comprise. Vous pourrez monter en gamme plus tard, sans réinstaller.
Dans « Image » ou « Système d’exploitation », prenez Ubuntu 24.04. C’est le système que suit ce guide, le plus répandu et le mieux documenté.
Gravelines, Strasbourg ou Roubaix si vous êtes en France. Si un centre est « complet », prenez-en un autre : cela ne change rien pour vous. Quand tout est complet en France, OVH réapprovisionne en général dans la journée.
L’option « Sauvegarde automatique » (environ 0,35€ HT par mois) garde une copie de votre serveur chaque nuit. Prenez-la : c’est votre filet de sécurité.
Durée « 1 mois » (sans engagement), puis « Commander ». Payez avec votre carte. Pour un tout premier achat, OVH vérifie parfois votre identité : regardez vos e-mails et envoyez le document demandé.
Entre quelques minutes et une heure. L’e-mail « Votre VPS est installé » contient l’adresse IP de votre serveur (quatre nombres séparés par des points, par exemple 92.222.25.227) et le mot de passe de l’utilisateur ubuntu. Gardez-le précieusement.
Avant même d’avoir un domaine, votre serveur répondra à une adresse du type https://92-222-25-227.sslip.io (votre IP avec des tirets). Notez-la, elle servira à vérifier que tout marche.
On pilote un serveur en lui tapant des ordres dans un « terminal ». Rien d’effrayant : on copie, on colle, on appuie sur Entrée.
Sur Mac : l’application Terminal (dans Applications → Utilitaires). Sur Windows : Windows Terminal ou PowerShell. Sur iPhone / iPad : une application comme Termius ou Blink Shell.
Tapez (en remplaçant par votre IP) :
ssh ubuntu@92.222.25.227À la question « Are you sure you want to continue connecting? », répondez
yes. Collez ensuite le mot de passe reçu par e-mail : il ne s’affiche pas pendant la frappe, c’est normal.Dès la première connexion :
passwdEntrez l’ancien, puis deux fois le nouveau. Un mot de passe envoyé par e-mail ne doit jamais rester en service.
Une clé remplace le mot de passe par un fichier secret, bien plus sûr. Sur votre ordinateur (pas sur le serveur) :
ssh-keygen -t ed25519Appuyez sur Entrée aux questions (ou mettez une phrase secrète). Deux fichiers sont créés dans le dossier
.ssh.Toujours depuis votre ordinateur, sur Mac ou Linux :
ssh-copy-id ubuntu@92.222.25.227Sur Windows (PowerShell), où cette commande n’existe pas :
type $env:USERPROFILE\.ssh\id_ed25519.pub | ssh ubuntu@92.222.25.227 "mkdir -p ~/.ssh && cat >> ~/.ssh/authorized_keys"Entrez le mot de passe une dernière fois. Désormais,
ssh ubuntu@92.222.25.227 vous connecte sans rien demander.Ouvrez un second terminal et connectez-vous : si aucun mot de passe n’est demandé, c’est bon. Ne fermez pas le premier terminal avant d’avoir vérifié : c’est votre porte de secours.
Un serveur neuf est visible du monde entier. Cinq réglages suffisent pour fermer les portes inutiles et le tenir à jour tout seul. Toutes les commandes se tapent sur le serveur.
sudo apt update && sudo apt -y upgradeLe mot
sudo signifie « en tant qu’administrateur ». Cela peut prendre deux ou trois minutes.sudo apt -y install unattended-upgrades printf 'APT::Periodic::Update-Package-Lists "1";\nAPT::Periodic::Unattended-Upgrade "1";\n' | sudo tee /etc/apt/apt.conf.d/20auto-upgradesLes correctifs de sécurité s’installeront désormais seuls, chaque nuit.
sudo apt -y install ufw sudo ufw allow OpenSSH sudo ufw allow 80/tcp sudo ufw allow 443/tcp sudo ufw --force enablePorte 22 pour vous connecter, 80 et 443 pour le site. Tout le reste est fermé.
sudo apt -y install fail2ban sudo systemctl enable --now fail2banUn robot qui essaie des mots de passe en boucle est banni automatiquement.
Puisque votre clé fonctionne (partie 3), coupez l’ancienne méthode :
echo "PasswordAuthentication no" | sudo tee /etc/ssh/sshd_config.d/60-securite.conf sudo systemctl reload sshVérifiez dans un second terminal que la connexion par clé passe toujours.
sudo apt -y install curl git tmux ca-certificates
curl télécharge, git gère les versions de vos fichiers, tmux garde un programme en vie quand vous fermez le terminal.sudo rebootAttendez trente secondes et reconnectez-vous. Si ça marche, votre serveur est propre et sécurisé.
Un serveur web affiche vos fichiers aux visiteurs. Caddy est le plus simple : il obtient et renouvelle lui-même le certificat HTTPS (le cadenas).
sudo apt -y install debian-keyring debian-archive-keyring apt-transport-https gnupg curl -1sLf 'https://dl.cloudsmith.io/public/caddy/stable/gpg.key' | sudo gpg --dearmor -o /usr/share/keyrings/caddy-stable-archive-keyring.gpg curl -1sLf 'https://dl.cloudsmith.io/public/caddy/stable/debian.deb.txt' | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/caddy-stable.list sudo apt update && sudo apt -y install caddy
mkdir -p ~/mon-projet chmod 755 ~ ~/mon-projetC’est là que vivront les fichiers de votre site, et là que Claude Code travaillera.
cat > ~/mon-projet/index.html <<'EOF' <!DOCTYPE html><html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"><title>Mon projet</title></head> <body><h1>Mon serveur est en ligne</h1></body></html> EOF
Remplacez l’adresse par la vôtre (votre IP avec des tirets, suivie de .sslip.io) :
sudo tee /etc/caddy/Caddyfile > /dev/null <<'EOF'
92-222-25-227.sslip.io {
root * /home/ubuntu/mon-projet
encode zstd gzip
file_server
}
EOF
sudo systemctl enable caddy
sudo systemctl reload caddyOuvrez https://92-222-25-227.sslip.io (avec votre IP). Vous devez voir « Mon serveur est en ligne » avec le cadenas. Si la page met une minute à répondre la première fois, c’est Caddy qui obtient le certificat : c’est normal.
Claude Code est l’outil d’Anthropic qui lit et écrit les fichiers de votre serveur quand vous lui parlez. Il faut un abonnement Claude (la formule Pro, environ 20€ TTC par mois, suffit pour commencer).
Sur le serveur, en tant qu’utilisateur ubuntu (pas avec sudo) :
curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bashL’installeur place le programme dans
~/.local/bin.echo 'export PATH="$HOME/.local/bin:$PATH"' >> ~/.bashrc source ~/.bashrc claude --versionUn numéro de version s’affiche : Claude Code est installé.
Dans le dossier de votre projet :
cd ~/mon-projet claude auth loginClaude affiche un lien : ouvrez-le sur votre téléphone ou votre ordinateur, connectez-vous à votre compte Claude et cliquez sur « Autoriser ». Une page vous donne alors un code.
Revenez au terminal : il attend « Paste code here ». Collez le code, Entrée. Vérifiez :
claude auth statusLa réponse doit contenir
"loggedIn": true.Au premier lancement, Claude demande si vous faites confiance à ce dossier. Lancez-le une fois :
claudeRépondez oui, puis quittez avec
/exit. C’est fait une fois pour toutes.claude -p "Décris les fichiers de ce dossier"Claude lit votre dossier et répond. Vous venez de le faire travailler sur votre propre serveur.
Le « Remote Control » de Claude Code laisse une session tourner sur le serveur ; vous la pilotez depuis l’application Claude, sur votre téléphone, comme une conversation.
Avec tmux, un programme continue quand vous partez :
tmux new -s claude cd ~/mon-projet claude remote-control --name "mon-serveur"
La première fois, Claude demande « Enable Remote Control? (y/n) » : tapez y puis Entrée. L’écran affiche « Connected · mon-serveur ».
Appuyez sur Ctrl + B, puis sur D. Le terminal revient, mais la session Claude continue de tourner en arrière-plan. (Pour y revenir plus tard : tmux attach -t claude.)
Onglet Code : votre serveur « mon-serveur » apparaît dans la liste des appareils. Touchez-le, puis « Nouvelle session ».
Par exemple : « Change le titre de la page d’accueil en “Bienvenue chez moi” ». Claude modifie index.html ; rechargez votre page dans le navigateur : le titre a changé. Vous êtes en train de coder depuis votre téléphone.
Un service systemd relance Remote Control au démarrage du serveur :
sudo tee /etc/systemd/system/claude-remote.service > /dev/null <<'EOF' [Unit] Description=Claude Code Remote Control After=network-online.target [Service] User=ubuntu WorkingDirectory=/home/ubuntu/mon-projet Environment=PATH=/home/ubuntu/.local/bin:/usr/local/bin:/usr/bin:/bin ExecStart=/home/ubuntu/.local/bin/claude remote-control --name "mon-serveur" --permission-mode acceptEdits Restart=always RestartSec=10 [Install] WantedBy=multi-user.target EOF sudo systemctl daemon-reload sudo systemctl enable --now claude-remotePiège à connaître : un service ne peut pas répondre « y » à la question de l’étape précédente. Si le service s’arrête en boucle, ajoutez
"remoteEnabled": true dans le fichier ~/.claude.json, puis sudo systemctl restart claude-remote.Les deux ne doivent pas tourner en même temps : tmux kill-session -t claude.
Jusqu’ici votre site a une adresse technique. Pour qu’il réponde à monsite.fr, il faut dire à votre domaine où se trouve le serveur, puis dire au serveur quel domaine il porte.
Dans l’espace client OVH : Noms de domaine → votre domaine → Zone DNS. (Si votre domaine est ailleurs, la zone DNS est chez ce registraire.)
Cherchez la ligne de type A dont le sous-domaine est vide (le domaine lui-même). Mettez comme cible l’IP de votre serveur. S’il n’y en a pas, ajoutez-la : type A, sous-domaine vide, cible 92.222.25.227, TTL 300.
Ligne de type A, sous-domaine www, cible : la même IP. Supprimez un éventuel CNAME « www » qui pointait ailleurs.
Les lignes MX, SPF, DKIM, TXT concernent vos e-mails : laissez-les. Vous ne changez que l’adresse du site.
Sur le serveur, modifiez le Caddyfile pour servir aussi votre domaine (remplacez par le vôtre) :
sudo tee /etc/caddy/Caddyfile > /dev/null <<'EOF'
92-222-25-227.sslip.io, monsite.fr, www.monsite.fr {
root * /home/ubuntu/mon-projet
encode zstd gzip
file_server
}
EOF
sudo systemctl reload caddyEntre une minute et une heure, parfois plus si l’ancienne adresse avait une longue durée de vie. Vérifiez avec un service comme dnschecker.org : quand votre IP apparaît partout, c’est propagé.
https://monsite.fr doit afficher votre page avec le cadenas. Caddy a demandé le certificat tout seul dès que le domaine a pointé vers lui. Si vous voyez encore l’ancien site, videz le cache du navigateur ou essayez en navigation privée.
Félicitations, vous avez un serveur à vous, piloté par Claude depuis votre poche. Quelques réflexes pour la suite.
Elles sont automatiques (partie 4). Une fois par mois, connectez-vous et tapez sudo apt update && sudo apt -y upgrade && sudo reboot pour les mises à jour qui demandent un redémarrage.
OVH sauvegarde votre serveur chaque nuit (option de la partie 2). Pour restaurer : espace client OVH → votre VPS → Sauvegardes. Gardez aussi vos fichiers dans un dépôt git (cd ~/mon-projet && git init), Claude sait s’en servir.
Le bon réflexe : décrivez ce que vous voyez à Claude, ou à l’IA que vous utilisez d’habitude, avec vos mots. Elle vous guidera pas à pas. Si le serveur ne répond plus du tout, redémarrez-le depuis l’espace client OVH.
Environ 5,81€ TTC par mois pour le serveur, 20€ pour l’abonnement Claude, et le prix de votre domaine (16,19€ TTC par an pour un .com). Sans engagement : le serveur se résilie depuis l’espace client OVH, l’abonnement depuis votre compte Claude.
Une fois l’installation terminée, voici ce que vous voyez sur votre téléphone.



C’est exactement ce que j’installe pour vous, pour 1€ : vous reliez votre compte OVH en un clic (sans jamais me donner votre mot de passe), vous choisissez votre serveur, et les 56 étapes ci-dessus se font toutes seules en une quinzaine de minutes. Vous n’avez plus qu’à ouvrir l’application Claude sur votre téléphone.
J’installe votre serveur avec Claude Code, pour 1€ →Et si vous ne voulez rien gérer du tout, ni serveur, ni abonnement, ni domaine : Leopar crée et héberge votre site en discutant avec Léo, tout compris.
Le programme Claude Code s’installe gratuitement, mais il faut un compte Claude payant pour s’en servir : un abonnement Claude Pro (environ 20€ TTC par mois) ou Max, ou bien des crédits API payés à l’usage. Le pilotage depuis le téléphone (Remote Control) demande un abonnement Pro ou Max. Le serveur, lui, coûte environ 5,81€ TTC par mois chez OVH.
Sur Ubuntu 24.04, une seule commande suffit, en tant qu’utilisateur normal : curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bash, puis ajoutez ~/.local/bin à votre PATH et connectez votre compte avec claude auth login. Le détail est aux étapes 33 à 38 de ce guide.
C’est le mode de Claude Code qui laisse une session tourner sur votre serveur pendant que vous la pilotez depuis l’application Claude, sur votre téléphone ou sur claude.ai. On le lance avec claude remote-control ; les étapes 39 à 45 expliquent comment le garder actif en permanence.
Non, mais il faut accepter de copier-coller des commandes dans un terminal et de suivre l’ordre des étapes. Si cette idée vous arrête, l’installation à 1€ fait tout cela pour vous.
Comptez une à deux heures la première fois, dont une bonne partie d’attente (livraison du serveur, propagation du domaine). L’installation automatique prend environ 15 minutes.
Le Remote Control (pilotage depuis le téléphone) demande un abonnement Claude Pro ou Max. Pro, environ 20€ TTC par mois, suffit largement pour commencer.
Oui : toutes les parties 3 à 9 fonctionnent sur n’importe quel serveur Ubuntu 24.04 (Hetzner, Scaleway, DigitalOcean…). Seules les parties 1 et 2 sont propres à OVH.
Un serveur neuf se réinstalle en deux clics depuis l’espace client OVH (« Réinstaller »), et vous repartez de la partie 3. Rien n’est irréversible tant que vous n’avez pas mis de données importantes dessus.