Pour qu’une lettre vous arrive, le facteur a besoin de votre adresse : un numéro, une rue, une ville. Sur Internet, c’est pareil. Chaque appareil branché au réseau a une adresse, faite de chiffres. On l’appelle l’adresse IP.
À quoi sert une adresse IP ?
Quand vous ouvrez un site, votre téléphone envoie une demande. Cette demande doit savoir où aller. Elle ne connaît pas le nom francescosun.com : elle a besoin d’un numéro. Ce numéro, c’est l’adresse IP du serveur, l’ordinateur où vit le site.
Et la réponse doit savoir revenir. Votre côté a donc aussi une adresse IP, pour que la page arrive chez vous et pas chez le voisin. Une adresse IP sert donc dans les deux sens : pour aller, et pour revenir.
Les deux lettres veulent dire Internet Protocol, le « protocole Internet ». Un protocole, c’est simplement une règle commune que toutes les machines suivent pour se comprendre.
À quoi ressemble une adresse IP ?
La forme la plus courante est faite de quatre nombres séparés par des points, chacun entre 0 et 255. Par exemple : 203.0.113.42 ou 198.51.100.7. C’est ce qu’on appelle l’IPv4, la version 4.
Le souci, c’est que cette forme ne permet qu’un nombre limité d’adresses, et il y a aujourd’hui plus d’appareils connectés que d’adresses disponibles. On a donc créé l’IPv6, une version beaucoup plus longue, avec des chiffres et des lettres séparés par deux-points. Elle offre un nombre d’adresses quasiment sans limite. Les deux versions cohabitent aujourd’hui, et vous n’avez rien à faire pour ça.
Comment ça marche concrètement ?
Suivons le trajet quand vous tapez francescosun.com sur votre iPhone :
- Votre navigateur demande au DNS l’adresse de ce nom.
- Le DNS répond par une adresse IP, par exemple 203.0.113.42.
- La demande part de votre box internet, traverse Internet et arrive au serveur qui porte cette adresse.
- Le serveur renvoie la page vers l’adresse IP de votre box.
- Votre box la transmet à votre iPhone, qui l’affiche.
Et chez vous, à la maison ?
Votre box a une adresse IP visible depuis Internet, qu’on appelle l’IP publique. C’est celle que voient les sites que vous visitez. Tous les appareils de la maison, votre téléphone, votre tablette, votre ordinateur, sortent sur Internet avec cette même adresse, celle de la box.
À l’intérieur de la maison, la box donne à chaque appareil une petite adresse à usage interne, qu’on appelle l’IP locale. Elle commence souvent par 192.168. Elle ne sert qu’entre la box et vos appareils, un peu comme les numéros d’appartement dans un immeuble : le facteur dépose à l’immeuble, le gardien distribue aux bons étages.
Les mots qu’on vous dira
- IP fixe : une adresse qui ne change jamais. Un serveur en a toujours une, sinon personne ne le retrouverait.
- IP dynamique : une adresse qui peut changer de temps en temps. C’est parfois le cas pour les box des particuliers.
- Faire pointer : écrire dans le DNS l’adresse IP de votre serveur, pour que votre nom de domaine mène au bon endroit.
- IP bloquée ou bannie : une adresse que le pare-feu d’un serveur refuse de laisser entrer, par exemple après trop de tentatives de connexion ratées.
Ce que vous avez à retenir
Au quotidien, vous n’avez jamais à taper une adresse IP. Le DNS s’en charge pour vous. Vous en croiserez une seule fois, si vous avez un site : quand vous louez un serveur, l’hébergeur vous donne son adresse IP. Notez-la précieusement. C’est elle que vous ou votre développeur inscrirez dans le DNS pour relier votre nom de domaine à votre serveur.
Retenez enfin que votre adresse IP n’est pas un secret. Elle permet de savoir à peu près dans quelle région vous vous connectez et par quel opérateur, mais pas de connaître votre nom ni votre adresse exacte. Seul votre opérateur fait ce lien, et il ne le communique pas à n’importe qui.