Sur l’écran de votre iPhone, il y a une petite icône bleue en forme de boussole : Safari. Sur un téléphone Android ou un ordinateur, c’est souvent un rond rouge, jaune et vert : Chrome. Vous la touchez sans doute tous les jours pour lire les nouvelles ou consulter la météo. Cette application a un nom que peu de gens connaissent : c’est votre navigateur.
À quoi sert un navigateur
Un site internet n’est pas rangé dans votre téléphone. Il vit sur un ordinateur allumé en permanence, quelque part dans le monde, qu’on appelle un serveur. Pour voir ce site, il faut un programme capable d’aller le chercher et de l’afficher proprement. C’est exactement le travail du navigateur.
Il fait trois choses :
- il demande la page au serveur, à votre place ;
- il reçoit les fichiers qui composent cette page : du texte, des images, des instructions de mise en forme ;
- il assemble le tout pour vous montrer une page lisible, avec ses couleurs, ses photos et ses boutons.
Dans le langage des informaticiens, votre téléphone et son navigateur forment le « client », celui qui demande. Le serveur, lui, répond. Ce duo est expliqué sur la page client et serveur.
La grande confusion avec Google
Beaucoup de personnes pensent que « Google », c’est Internet. C’est normal : quand on ouvre Chrome, la première chose qui apparaît est souvent la page de Google. Sur iPhone, quand on tape quelques mots dans Safari, ce sont aussi des résultats Google qui s’affichent par défaut.
Pourtant, ce sont deux choses différentes. Safari ou Chrome est l’application, l’outil. Google est un moteur de recherche : un site qui vous aide à trouver d’autres sites quand vous ne connaissez pas leur adresse. On pourrait utiliser un autre moteur, comme Bing ou Qwant, dans le même navigateur.
Pour ajouter à la confusion, Chrome est fabriqué par l’entreprise Google. Le navigateur et le moteur portent donc parfois la même marque, mais ils ne font pas le même travail.
La barre d’adresse : la porte d’entrée
En haut ou en bas de votre navigateur, il y a une longue case blanche. On l’appelle la barre d’adresse. Vous pouvez y écrire deux sortes de choses.
- Une adresse précise, comme francescosun.com. Ce mot s’appelle un nom de domaine. Le navigateur va alors directement sur ce site, sans passer par Google.
- Des mots de recherche, comme « boulangerie ouverte dimanche ». Le navigateur comprend qu’il ne s’agit pas d’une adresse et transmet votre question au moteur de recherche.
Quand vous tapez une adresse, le navigateur fait beaucoup de choses en une fraction de seconde. Il consulte l’annuaire d’Internet, le DNS, pour trouver le numéro du serveur. Il envoie sa demande par votre box internet ou par la 4G. Puis il vérifie que la connexion est sécurisée : c’est le petit cadenas du HTTPS, à gauche de l’adresse.
Les mots qu’on vous dira
- Navigateur (ou « browser » en anglais) : l’application pour aller sur le Web.
- Onglet : une page ouverte dans le navigateur. On peut en avoir plusieurs à la fois, comme des feuilles posées sur un bureau.
- Favori (ou marque-page) : une adresse que vous avez enregistrée pour y revenir facilement.
- Historique : la liste des pages que vous avez visitées.
- Vider le cache : effacer les copies de pages que le navigateur garde pour aller plus vite. Utile quand un site semble ne pas se mettre à jour.
Ce que vous avez à retenir
Vous utilisez déjà un navigateur, sans forcément le savoir. Si quelqu’un vous demande « vous êtes sur quel navigateur ? », la réponse est le nom de l’icône que vous touchez : Safari, Chrome, Firefox ou Edge.
Le navigateur est aussi l’endroit où votre propre site prendra vie. Les fichiers du site sont écrits dans des langages que le navigateur sait lire : le HTML pour le texte, le CSS pour l’apparence et le JavaScript pour ce qui bouge. Quand vous verrez votre site s’afficher sur votre iPhone, c’est Safari qui aura fait tout ce travail d’assemblage.