Une balise HTML est une petite étiquette, écrite entre deux chevrons, qui dit au navigateur ce qu’est un morceau de texte : « ceci est un titre », « ceci est un lien », « ici, une image ». Elles sont partout sur les pages que vous lisez chaque jour, mais vous ne les voyez jamais. Le navigateur les lit, puis les cache pour ne vous montrer que le résultat.
À quoi servent les balises HTML ?
Le HTML est le langage qui écrit le contenu d’une page web. Les balises en sont les briques. Sans elles, une page ne serait qu’un long bloc de texte, sans titres, sans liens, sans photos.
Les chevrons sont ces deux signes en pointe, < et >, que l’on trouve sur le clavier. On écrit le nom de la balise entre les deux, par exemple <p> pour un paragraphe.
Balise ouvrante, balise fermante
La plupart des balises vont par deux. La première ouvre, la seconde ferme. La fermante porte une barre oblique devant son nom. Par exemple :
<h1>Boulangerie Martin</h1>
Tout ce qui est entre les deux est le grand titre de la page. C’est comme ouvrir des guillemets et les refermer : si on oublie de fermer, la suite est mal comprise.
Quelques balises vivent seules, sans fermante, parce qu’elles n’entourent aucun texte. C’est le cas de la balise image, qui indique seulement où placer une photo.
La liste des balises les plus courantes
<h1>à<h6>: les titres, du plus important au plus discret. En général, une page n’a qu’un seul<h1>, son grand titre, puis des<h2>pour les parties.<p>: un paragraphe de texte.<a href="…">: un lien. Le mot href contient l’adresse de la page où mène le lien, son URL.<img src="…" alt="…">: une image. Le mot src dit où se trouve le fichier de l’image, le mot alt la décrit avec des mots.<ul>et<li>: une liste à puces, comme celle que vous lisez, et chacun de ses éléments.<title>: le titre de la page qui s’affiche dans l’onglet du navigateur, et souvent en bleu dans les résultats de Google.<meta name="description">: un court résumé de la page. Le visiteur ne le voit pas sur la page, mais Google le reprend parfois sous le titre, dans ses résultats.
Ces deux dernières balises sont invisibles sur la page elle-même. Elles sont rangées tout en haut du fichier, dans une partie réservée aux informations pour le navigateur et les moteurs de recherche.
L’attribut alt, le petit mot qui compte
Dans une balise, on peut ajouter des précisions : ce sont les attributs. href et src en sont. Le plus utile à connaître est alt, qui décrit une image en quelques mots, par exemple « croissants dorés sur un plateau ».
Il sert à trois choses. Les personnes aveugles ou malvoyantes utilisent un logiciel qui lit la page à voix haute (on parle d’accessibilité) : sans le texte alt, il ne peut rien dire de l’image. Si la photo ne se charge pas, ce texte s’affiche à sa place. Et Google, qui ne regarde pas les images comme nous, s’en sert pour comprendre ce qu’elles montrent. C’est une des petites choses qui aident le référencement.
Un exemple réel : voir les balises d’une page
Les balises se trouvent dans les fichiers du site, rangés sur le serveur. Si l’on ouvre un fichier HTML avec un simple éditeur de texte, on les voit toutes, en clair, au milieu des phrases.
Vous pouvez aussi les voir sur n’importe quel site. Sur un ordinateur, dans Chrome, faites un clic droit puis « Afficher le code source de la page ». Cherchez <title> : juste après, vous lirez le titre de l’onglet. Regarder ne casse rien.
L’apparence, elle, ne se règle pas dans les balises. Une balise dit « ceci est un titre », et c’est le CSS qui décide qu’il sera bleu, en gras et en grand. Le navigateur assemble les deux.
Ce que vous avez à retenir
Inutile d’apprendre toutes les balises. Retenez l’idée : chaque morceau de texte porte une étiquette, une qui ouvre, une qui ferme.
Si vous gérez votre site, vérifiez surtout trois choses : un seul grand titre <h1> par page, un <title> clair, et un texte alt sur chaque image. Et si vous ne voulez pas mettre les mains dans le code, un assistant IA peut le faire pour vous quand vous le lui demandez en français.