Une URL, c’est l’adresse complète d’une page web. C’est la ligne que vous voyez tout en haut de Safari ou de Chrome, dans la barre d’adresse. Quand quelqu’un vous envoie un lien par SMS pour une recette ou un article, ce qu’il vous envoie, c’est une URL.
À quoi sert une URL ?
Un site Internet contient souvent des dizaines de pages : l’accueil, les tarifs, le contact, des articles. Chaque page a besoin de sa propre adresse, pour qu’on puisse y aller directement, la partager ou la retrouver plus tard. C’est le rôle de l’URL.
Les trois lettres viennent de l’anglais Uniform Resource Locator, que l’on peut traduire par « localisateur de ressource ». Retenez simplement « l’adresse de la page ».
Une URL découpée morceau par morceau
Prenons cette adresse : https://www.francescosun.com/comprendre/dns. Elle a l’air compliquée, mais elle se lit de gauche à droite, en cinq morceaux.
- https:// : c’est le protocole, autrement dit la façon de voyager. Ici, le trajet est protégé, c’est le cadenas (HTTPS). Les deux barres obliques servent juste de séparation.
- www : c’est le sous-domaine, une sorte de sous-adresse. Pour la plupart des sites, il est facultatif : avec ou sans, vous arrivez au même endroit.
- francescosun : c’est le nom choisi par le propriétaire du site. C’est la partie que l’on retient.
- .com : c’est l’extension. Il en existe beaucoup : .fr pour la France, .com, .org, .eu… Le nom et l’extension forment ensemble le nom de domaine.
- /comprendre/dns : c’est le chemin. Il indique quelle page vous voulez, à l’intérieur du site. Chaque barre oblique est comme une porte de plus à franchir.
Il arrive qu’une URL soit plus longue, avec un point d’interrogation suivi de lettres et de signes. Ce sont des précisions envoyées au site : un mot cherché, un filtre, une langue. Vous n’avez pas à les comprendre pour vous en servir.
Comment ça marche quand vous touchez un lien ?
Chaque morceau de l’URL sert à une étape du voyage. Votre navigateur lit d’abord le nom de domaine. Il demande au DNS, l’annuaire d’Internet, à quel numéro se trouve ce site. Une fois le bon serveur trouvé, il lui transmet le chemin : « je voudrais la page /comprendre/dns ».
Sur le serveur, le serveur web reçoit ce chemin. Il cherche la page correspondante parmi les fichiers du site, ou la fait fabriquer à la demande, puis la renvoie à votre téléphone. Tout cela prend en général une fraction de seconde.
Et si le chemin ne correspond à aucune page ? Le site répond par une page « erreur 404 », qui veut dire « page introuvable ». C’est souvent le signe d’une faute de frappe, ou d’une page qui a été supprimée.
Un exemple réel : la barre d’adresse de Safari
Sur iPhone, Safari n’affiche souvent que le nom du site, par exemple francescosun.com, pour gagner de la place. L’URL complète est pourtant bien là. Touchez la barre d’adresse : elle apparaît en entier, et vous pouvez la copier pour l’envoyer à quelqu’un.
Autre détail pratique : vous n’êtes pas obligé de taper https:// ni www. Écrivez simplement francescosun.com : le navigateur ajoute https:// tout seul, et le site vous conduit à la bonne page, avec ou sans www.
Les mots qu’on vous dira
- Lien : un texte ou un bouton sur lequel on touche pour aller à une URL. Le lien contient l’URL, il la cache derrière des mots.
- Barre d’adresse : la case tout en haut du navigateur où s’affiche l’URL et où on peut en taper une.
- Chemin : la partie après le nom de domaine, qui désigne la page.
- URL propre : une adresse lisible par un humain, comme /comprendre/dns, plutôt qu’une suite de chiffres. Google l’apprécie aussi, car elle annonce le sujet de la page au moteur de recherche.
Ce que vous avez à retenir
Le nom de domaine, vous le choisissez une fois et vous le gardez. Les URL, elles, sont nombreuses : une par page de votre site. Quand vous créez une nouvelle page, choisissez une adresse courte et parlante, avec de vrais mots séparés par des tirets.
Un dernier conseil : avant de toucher un lien reçu par SMS ou par e-mail, regardez le nom de domaine dans l’URL. Les escrocs imitent les vraies adresses avec une lettre en plus ou en moins. C’est ce morceau-là qui dit chez qui vous allez vraiment.