Pour choisir un hébergeur web, il faut d’abord savoir ce qu’il fait. C’est l’entreprise qui loue une place sur ses ordinateurs pour que votre site soit visible jour et nuit. Ensuite, on regarde quatre choses : où sont ses serveurs, s’il fait des sauvegardes, s’il répond quand on l’appelle à l’aide, et le prix TTC réel. Voyons tout ça calmement.
À quoi sert un hébergeur ?
Un site Internet, ce sont des fichiers posés sur un ordinateur qui ne s’éteint jamais, un serveur. Ce serveur doit être branché à Internet en permanence, protégé des coupures de courant, refroidi, surveillé. Personne ne fait ça dans son salon.
L’hébergeur s’en charge. Il possède des data centers, de grands bâtiments remplis de serveurs empilés dans des armoires, les baies. Il paie l’électricité, les gardiens, la climatisation, les grosses connexions à Internet. Et il vous loue une part de tout ça, au mois ou à l’année.
En France, l’exemple le plus connu est OVH, une entreprise française qui a ses propres data centers, notamment dans le nord et l’est du pays.
Les trois grandes formules
Tous les hébergeurs proposent à peu près les mêmes familles. Gardons l’image du logement.
- L’hébergement mutualisé, c’est la colocation. Beaucoup de sites partagent le même serveur. L’hébergeur gère tout : le système, les mises à jour, la sécurité. C’est simple, mais vous ne choisissez ni les logiciels ni les réglages.
- Le VPS, c’est l’appartement. Une part de serveur rien qu’à vous, avec son propre système, souvent Linux, et sa propre adresse IP. Vous installez ce que vous voulez. L’entretien vous revient. Chez OVH, un petit VPS démarre à partir de 5,81€ TTC par mois.
- Le serveur dédié, c’est la maison entière. Une machine physique pour vous seul. Plus puissant, plus cher, réservé aux gros sites.
Pour un commerçant, un artisan ou une association, le mutualisé ou un petit VPS suffit très bien.
Comment l’hébergeur se relie au reste
L’hébergeur loue le serveur. Mais pour que les visiteurs le trouvent, il faut deux autres pièces.
D’abord, un nom de domaine, comme francescosun.com. Il coûte en général entre une dizaine et une vingtaine d’euros par an. Beaucoup d’hébergeurs le vendent aussi, ce qui simplifie la vie : tout est au même endroit.
Ensuite, le DNS, l’annuaire d’Internet. C’est lui qui dit : « ce nom mène à ce serveur ». Si un jour vous changez d’hébergeur, vous gardez votre nom. Vous déplacez le site, puis vous changez la ligne de l’annuaire. Vos visiteurs ne voient rien.
Ce qu’il faut regarder pour choisir
- Où sont les serveurs. Des serveurs en France ou en Europe, c’est plus simple côté protection des données personnelles, et le site répond vite à vos clients français.
- Les sauvegardes. Demandez si l’hébergeur copie votre site régulièrement, où il garde ces copies, et comment on les récupère. Sur un VPS, elles sont souvent en option. Prévoyez-en, ou faites vos propres sauvegardes.
- Le support. Le jour où le site tombe, qui répond ? Par téléphone, par e-mail, par un formulaire ? En français ? Lisez des avis de vrais clients.
- Le prix TTC réel. Beaucoup d’offres affichent un prix hors taxes, ou un prix de première année qui augmente ensuite. Regardez le prix TTC au renouvellement, et ce qui est inclus : le certificat du cadenas HTTPS peut être gratuit avec Let’s Encrypt, il ne devrait pas être facturé cher.
- La liberté de partir. Vérifiez que vous pouvez récupérer vos fichiers et votre base de données (le classeur des commandes, des comptes, des articles) facilement. Un bon hébergeur ne vous retient pas en otage.
Ce que vous avez à retenir
L’hébergeur est le propriétaire des murs. Il possède le data center, les baies et les serveurs, et il vous loue votre place. Vous choisissez la taille du logement selon vos besoins : colocation, appartement ou maison. Avant de signer, regardez où sont les serveurs, les sauvegardes, le support et le prix TTC au renouvellement. Et notez bien vos identifiants d’espace client quelque part en sécurité : c’est la clé de tout le reste.