Quand vous ouvrez votre espace client chez votre opérateur, la page affiche votre nom, votre dernière facture, votre forfait. Votre voisin, sur le même site, voit les siens. Cette page n’existait pas une seconde avant : elle a été fabriquée pour vous, à l’instant. Le travail de fabrication, c’est souvent du code PHP.
D’abord, c’est quoi du « code » ?
Le code, ce sont des instructions écrites pour un ordinateur. Un peu comme une recette de cuisine : « si le client est connecté, affiche son prénom ; sinon, affiche le bouton Se connecter ». Ces instructions sont écrites dans une langue que l’ordinateur comprend, qu’on appelle un langage de programmation.
PHP est l’un de ces langages. Il existe depuis le milieu des années 1990 et fait tourner une très grande partie des sites du monde. WordPress, l’outil avec lequel beaucoup de sites sont fabriqués, est écrit en PHP.
À quoi sert PHP ?
Certaines pages ne changent jamais : la page « Qui sommes-nous », par exemple. On peut les écrire une fois pour toutes en HTML et les ranger avec les autres fichiers du site. On les appelle des pages statiques.
D’autres pages changent tout le temps, ou selon la personne qui regarde : votre panier, la liste des derniers articles, le résultat d’une recherche, la confirmation d’un formulaire envoyé. On les appelle des pages dynamiques. C’est là que PHP intervient. Il les fabrique sur mesure, à chaque visite.
Comment ça marche concrètement ?
Voici le trajet d’une page dynamique, étape par étape.
- Votre navigateur demande une page, par exemple « mes commandes ».
- Le serveur web reçoit la demande. Il voit que cette page doit être préparée et la confie à PHP.
- PHP lit ses instructions. Il comprend qu’il lui faut la liste de vos commandes.
- Il va la chercher dans la base de données, le grand classeur où le site range toutes ses informations.
- Il assemble la page en HTML, avec vos commandes dedans.
- Il rend la page au serveur web, qui vous l’envoie.
Tout cela se passe en une fraction de seconde, pour chaque visiteur, à chaque clic.
Un exemple réel
Sur un site de recettes, vous tapez « tarte aux pommes » dans la case de recherche. Le site n’a pas une page toute prête pour chaque mot que les gens pourraient taper. Ce serait impossible. À la place, PHP reçoit votre recherche, demande à la base de données toutes les recettes qui contiennent « tarte aux pommes », puis construit une page avec la liste. Si quelqu’un ajoute une nouvelle recette demain, elle apparaîtra dans les résultats sans que personne n’ait à modifier la page.
Les mots qu’on vous dira
- Script : un fichier de code PHP. Son nom se termine souvent par
.php, commeindex.php. - Côté serveur : ce qui se passe sur le serveur, loin de vous. C’est le cas de PHP.
- Côté navigateur : ce qui se passe dans votre téléphone. C’est le cas du JavaScript, un autre langage, qui fait bouger les choses à l’écran.
- Version de PHP : PHP évolue, avec des versions numérotées. Les plus anciennes ne reçoivent plus de correctifs de sécurité. Il faut donc le mettre à jour de temps en temps.
Ce que vous avez à retenir
PHP ne se voit pas. Si vous affichez le code source d’une page dans votre navigateur, vous trouverez du HTML, jamais du PHP : le cuisinier ne sort pas en salle. Ce que le visiteur reçoit, c’est le résultat.
Le code PHP fait partie du site, comme le texte et les images. Il est donc concerné par les sauvegardes. Et si vous faites modifier votre site par un assistant IA, c’est souvent ces fichiers PHP qu’il retouche quand vous lui demandez d’ajouter un formulaire ou une rubrique.
Retenez la chaîne : le serveur web accueille, PHP prépare, la base de données fournit les ingrédients.